10 juin 2014 - 09:35
Palestine occupée : Situation inquiétante des prisonniers en grève de la faim !

Les propriétaires de boutiques de la Cisjordanie occupée ont baissé leur rideau le 08 juin, en solidarité avec les 290 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes sionistes et qui observent une grève de la faim.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : 125 des détenus sont en grève de la faim depuis le 24 avril et 65 ont été hospitalisés, depuis le début de leur mouvement. Les prisonniers protestent contre leur « détention administrative », qui permet à l’entité sioniste de les incarcérer sans procès, ni accusation, pour une durée de six mois, renouvelable indéfiniment !

Le Haut Comité des Affaires des prisonniers et les forces nationales et islamiques ont appelé à une grève dans toute la Cisjordanie, en solidarité avec les prisonniers. Des rassemblements quotidiens sont organisés en faveur des prisonniers par la communauté palestinienne.

Le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, a demandé au gouvernement d’accélérer la promulgation du projet de loi autorisant les professionnels de la santé à nourrir de force les prisonniers en grève de la faim. « A Guantanamo, les Américains utilisent cette méthode, alors pourquoi pas nous ? », a déclaré Benjamin Netanyahu cité par la chaîne de télévision israélienne Channel 2.

La directrice de l'Association médicale mondiale a considéré le gavage comme une torture et donc une violation du droit international. Les médecins israéliens ont, d’ores et déjà, affirmé qu’ils refuseront de nourrir de force les prisonniers palestiniens.

Près de 20 associations humanitaires et le ministère palestinien des Affaires des prisonniers ont écrit une lettre à la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton afin qu’elle porte, d’urgence, une attention sur la situation des Palestiniens.

La détérioration de la santé des détenus administratifs palestiniens est préoccupante. Les prisonniers s’expriment, à leur manière, contre l'utilisation abusive par l’entité sioniste de la détention administrative : une démarche contraire au droit international. Ceci n’inquiète nullement l’entité sioniste qui se sait à l’abri des représailles européennes ou américaines puisqu’elle contrôle les Etats-Unis…

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